mardi 14 octobre 2025

La religion ? Mais quelle horreur...

Les films d'horreur servent souvent de métaphore sur le climat socio-politique actuel ; et avec la montée de l'extrême droite et des mouvements conservateurs, il n'est donc pas étonnant de voir la religion se frayer de plus en plus un chemin dans le rôle du 'méchant' sur nos écrans...

IMMACULEE (2024)

Réalisé par Michael Mohan. Avec Sydney Sweeney, Álvaro Morte, Simona Tabasco, Benedetta Porcaroli, Giorgio Colangeli, Dora Romano, Giampero Judica, Niccolo Senni...

 
 

Cecilia, une jeune religieuse américaine, s’installe dans un couvent isolé de la campagne italienne. L’accueil est chaleureux, mais rapidement Cecilia comprend que sa nouvelle demeure abrite un sinistre secret et que des choses terribles s’y produisent…

Un film qui m'a beaucoup fait penser à La Malédiction : L'Origine (bon ce n'était pas leur faute si ils sont sortis à 1 mois d'écart...) mais en beaucoup moins bien réussi. Beaucoup de choses sont délaissées et ne sont pas expliquées jusqu'au bout, les 'jump scare' ne m'ont pas fait peur du tout parce que je voyais venir gros comme une maison les moments qui allaient faire peur tellement l'écriture était prévisible... et c'est long, bon dieu que c'était long. Je dirais quand même comme points positifs que la photographie était sublime, et que Sydney 'miss MAGA' Sweeney était quand même très bien dedans.


HERETIC (2024)

Réalisé par Scott Beck, Bryan Woods. Avec Hugh Grant, Sophie Thatcher, Chloe East, Topher Grace, Elle Young, Julie Lynn Mortensen, Haylie Hansen, Hanna Huffman...

Deux jeunes missionnaires de l'église mormone d'une petite ville du Colorado font du porte à porte dans l'espoir de convertir les habitants. Le soir venu, après une journée infructueuse, elles décident de frapper à la porte d'une maison isolée. C'est le charmant Mr Reed qui les y accueille. Mais très vite, les jeunes femmes réalisent qu’elles sont tombées dans un piège. La maison est un véritable labyrinthe où elles ne pourront compter que sur leur ingéniosité et leur intelligence pour rester en vie...

 
 

'Fun' fact : les deux actrices principales, Sophie Tatcher & Chloe East, sont elles mêmes d'anciennes mormonnes, qui ont grandi dans l'église des saints des derniers jours mais ont quitté cette dernière à l'âge adulte. 

Un film qui m'a assez surprise, je ne m'attendais pas vraiment à cette approche... mais globalement ça change des films d'horreur 'classiques' et c'était très réussi, les deux actrices étaient très bien, et ça proposait une réfléxion assez intéressante sur la religion et pourquoi on croit en ce genre de chose ou pas.

dimanche 12 octobre 2025

Ethel Cain pour Cosmopolitan

A la suite de la sortie de son dernier album Willoughby Tucker, I’ll Always Love You, la chanteuse s'est entretenue avec le magazine Cosmopolitan...

Se faire des amis et gérer ses béguins en étant scholarisée à domicile... “Dans ma petite ville, je voyais quelqu'un qui me plaisait, mais je n'arrivais pas à imaginer aller lui parler. J'avais l'impression de ne pas exister. Je n'ai eu mon premier baiser qu'à 16 ans. J'en ai parlé à ma meilleure amie, et elle m'a dit, 'Quelqu'un devrait t'embrasser.' En fait c'était avec deux amies. On s'est embrassées toutes les trois. On était dans les bois, on buvait du chocolat chaud en regardant les étoiles, et c'était genre, 'Okay, c'est comme ça qu'on embrasse.'

  

Ecrire un album avec des chansons d'amour alors qu'elle ne vient que récemment de se mettre en couple avec son premier vrai petit-ami : “Avec Willoughby Tucker, je me suis dit, si je ne vais pas être amoureuse en ce moment, je vais imaginer ce à quoi ma relation idéale ressemblerait, comment je voudrais vivre l'amour, explorer comment ça me ferais sentir. Alors j'a projetté tous mes désirs, mes souhaits, mes peurs, mes anxiétés dans cette histoire, et je l'ai laissée se dérouler sur cette scène fictive. Maintenant que je suis en couple alors que Willoughby’ est sorti, je redécouvre ces chansons et j'écoute les paroles et je regarde mes vieilles anxiétés et mes anciens désirs se dérouler dans une vraie relation.

  

Ressent-elle de l'anxiété en rencontrant de nouvelles personnes en tant que personne trans et célèbre ? “Je suis tout le monde inquiéte, surtout dans le climat politique actuel. De ne faire que m'assumer en tant que femme trans ou sur d'autres problèmes sociopolitiques me fait peur. Je n'ai jamais été dans une situation où j'ai réellement eu peur pour ma vie, et j'en suis reconnaissante. Mais j'ai vécu des choses, ma famille aussi, et ça m'inquiète. A quel point des gens qui ne m'aiment pas pourraient aller loin ? Alors c'est effrayant, mais je dirais que c'est effrayant de faire partie de n'importe quelle minorité, surtout aux Etats-Unis. Je pense que la meilleure forme d'activisme que vous pouvez faire en tant que minorité c'est de vivre votre vie.

vendredi 10 octobre 2025

1670... en Pologne


Dans cette comédie satirique diffusée sur Netflix, un noble farfelu dirige son village polonais des années 1670 à sa manière : dans le chaos, entre querelles de famille et conflits paysans.

Avec Bartlomiej Topa, Katarzyna Herman, Martyna Byczkowska, Michal Sikorski, Dobromir Dymecki, Kiryl Pietruczuk, Andrzej Klak, Paulina Matusewicz, Kazimierz Mazur, Irena Melcer.... Créée par Jakub Rużyłło, Maciej Buchwald, Kordian Kądziela


SAISON 1 (2023)

Lorsqu'il reçoit l'invitation d'un noble pour prendre part à une assemblée, Jan Pawel demande l'avis de son fils pour asseoir sa domination sur son pire ennemi, Andrzej.

 
 


SAISON 2 (2025)

Lorsqu'un décès soudain rebat les cartes du pouvoir, Jan Pawel et sa famille malavisée sèment le chaos pour prouver qu'ils sont du bois dont on fait les seigneurs.

 
 

A mi chemin entre Kaamelott et Monty Phyton, j'ai vraiment adoré cette série, elle est très drôle et se regarde sans prise de tête, avec également des références hilarantes (The Witcher qui apparait dans la saison 2 par exemple). Je note aussi qu'elle est très, très colorée (pas juste les costumes), ce qui fait plaisir dans le paysage télévisuel actuel.

mercredi 8 octobre 2025

Découvrez Isla Johnston, la nouvelle Jeanne d'Arc


Si son nom ne vous dit rien pour le moment, cela va bientôt changer : la jeune actrice de 18 ans a récemment été choisi par le réalisateur Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Romeo + Juliet, Gatsby le Magnifique, Elvis...) pour son adaptation de l'histoire de Jeanne d'Arc, dont le tournage devrait débuter en 2026. En attendant de la découvrir dans ce rôle qui à n'en pas douter a de très fortes chances de lui ouvrir les portes du succès, le magazine Vogue lui a accordé une première couverture pour la présenter au monde...

Isla a grandi dans une ferme dans le sud est de l'Angleterre, “au milieu de nulle part,” dit-elle - sa famille y cultivait du blé, de l'orge, du colza, de la betterave. Sa mère a travaillé comme mannequin à New York avant de revenir au Royaume-Uni et de prendre la direction de l'exploitation agricole de la famille de son mari à Suffolk (le père d'Isla travaille à présent dans l'informatique). Isla et son frère ont grandi avec leurs cousins “en passant d'un champ à un autre à l'arrière de camions.” Elle passait ses journées à faire des ballades à dos de poneys, s'égarer dans des champs où elle n'était pas supposée être, pour faire des évasions précipitées de fermiers en colère.


Mais très tôt, Isla savait qu'elle était intéressée par plus qu'une carrirèe agricole, bien qu'à la petite école d'à peine 20 étudiants, les cours de théâtre “n'étaient pas un truc.” C'est un programme pour enfants, le Shakespeare Schools Theatre Festival qui lui ont fait découvrir les planches. (Elle a incarné Lady Macbeth dans sa première production.) Quand elle avait 8 ans, elle a auditionné pour un rôle dans Jurassic World ; elle n'a pas obtenu de rôle, mais un directeur de casting a suggéré à sa mère de lui trouver un agent.

Elle a poursuivi les auditions et a obtenu quelques petits rôles, mais sa vie a radicalement changé quand elle avait 11 ans, quand elle a obtenu le rôle de Beth Harmon dans la série Le Jeu de la Dame, une orpheline volatile qui est une génie des échecs (la version adulte de Beth était incarnée par Anya Taylor-Joy). “J'étais vraiment toute nouvelle là-dedans,” se souvient Isla. “Ils me demandaient, ‘Tu voudras couper tes cheveux ou tu voudras porter une perruque ?’ Et j'étais genre, ‘Oh, coupez les, c'est bon. Ils repousseront. Vos pouvez les teindre en roux.’ Et après ça, j'ai été rousse pendant quatre ans.” Elle a ensuite intégré une nouvelle école avec cette étrange coiffure : “Tout le monde disait, wow, elle est bizarre.” 


Avec la sortie de la série et son succès, des propositions pour des auditions ont afflué tellement rapidement qu'Isla s'est sentie alarmée. Elle a demandé à son agent de les décliner poliment, et s'est concentrée sur l'école. Elle adorait étudier, surtout l'histoire. Elle pensait qu'elle voulait devenir archéologue, et elle a eu les meilleures notes en cours de théâtre, d'histoire de l'art, et histoire plus tôt en 2025. Mais être actrice lui manquait, et elle voulait se donner deux ans pour s'y plonger pleinement. “Ca m'a pris longtemps pour réaliser que c'était ce que je voulais faire,” confie-t-elle. Et c'est là qu'est venue l'opportunité pour le rôle de Jeanne.

Les auditions pour Luhrmann ne ressemblaient à rien de ce qu'Isla avait fait avant. Très tôt, le réalisateur a demandé aux candidates de lire Sainte Jeanne, le classique de George Bernard... ainsi qu'un monologue de Fleabag. Luhrmann voulait aussi quelqu'un qui n'avait pas peur des chevaux, et avec une carrure qui pourrait supporter une armure. Il voulait aussi accentuer le fait que Jeanne était une adolescente qui venait d'un milieu pauvre qui se retrouve plongée dans de brutales batailles. 


Quand Isla a passé l'audition finale, elle a presque tout de suite plongé dans l'indignation adolescente, la sensation qu'elle “a toutes les réponses,” comme le dit la scénariste Ava Pickett. “Elle crevait l'écran. Elle s'est approprié ces scènes.

Quand Isla pense au tournage à venir, “il y a bien sûr des défits physiques, le combat, monter à cheval... mais je peux apprendre et travailler là dessus.” Ce qui l'intimide et l'enthousiasme le plus, c'est l'improbabilité de l'histoire. Quand elle était à l'école, pour elle et ses camarades, Jeanne d'Arc état pour eux comme Robin des Bois, une personnalité si improbable qu'elle était sûrement le fruit de l'imagination. “Personne dans l'histoire ne sait vraiment comment elle a fait ce qu'elle a fait.

lundi 6 octobre 2025

Outlander : romance à l'écossaise


Outlander est une série fantastique/romantique/dramatique, diffusée depuis 2014 sur la Starz et sur Netflix en France, et adaptée des romans de Diana Gabaldon. 7 saisons sont déjà sorties, la 8e et dernière sera diffusée en 2025.

Avec Caitríona Balfe, Sam Heughan, Sophie Skelton, Richard Rankin, John Bell, Duncan Lacroix, César Domboy, Caitlin O'Ryan, Lauren Lyle, Tobias Menzies, Graham McTavish, David Berry, Grant O'Rourke, Paul Gorman ... Créée par Ronald D. Moore

 
 

En 1945, Claire, une infirmière de guerre en vacances en Ecosse, est accidentellement propulsée en l'an 1743, en pleines rébellions jacobites. Elle va se retrouver mêlée malgré elle à des histoires de propriétés et d'espionnage qui la poussent à prendre la fuite et menacent sa vie. Elle est alors forcée d'épouser Jamie, un jeune guerrier écossais passionné qui s'enflamme pour elle et la conduit à être déchirée entre fidélité et désir, étant partagée entre deux hommes dramatiquement opposés et deux vies irréconciliables.

 
 

J'ai absolument adoré la magie et la romance des 2/3 premières saisons d'Outlander. Malheureusement, j'ai fini par trouver que les intrigues s'étiraient un peu trop, et le départ d'Ecosse a fait perdre ce qui faisait le charme de la série... de plus, je trouve que l'autrice et les scénaristes ont un peu trop recours à la violence sexuelle sous prétexte de réalisme (c'est une histoire qui parle de voyages dans le temps, et vous nous parlez de réalisme ??) Je ne sais pas si je regarderais la dernière saison.


Outlander : Blood of my Blood est la série prequel d'Outlander. La première saison a été diffusée à partir d'août 2025 sur la Starz et sur HBO Max en France, et une deuxième a été annoncée. La série est surtout basée sur les confidences de Jamie au sujet de ses parents, quant à ceux de Claire, tout était à imaginer. L'autrice Diana Gabaldon à néanmoins pour but d'écrire un prequel sur les parents de Jamie, qui pourrait donc avoir des similitudes avec la série.

Avec Harriet Slater, Jamie Roy, Hermione Corfield, Jeremy Irvine, Tony Curran, Seamus McLean Ross, Sam Retford, Rory Alexander, Conor MacNeill, Jhon Lumsden ... Créée par Matthew B. Roberts 

 
 

Pendant la Première Guerre Mondiale, Henry Beauchamp et Julia Moriston débutent une romance épistolaire qui va les faire se rencontrer et se marier quand le conflit prend fin. En 1714 en Ecosse, Ellen MacKenzie et Brian Fraser, enfants de chefs de clans rivaux, se rencontrent et tombent amoureux, alors qu'Ellen est déjà promise à un autre. Et lors d'un voyage en Ecosse, Henry et Julia vont se retrouver propulsés en 1714 : les deux couples devront alors faire en sorte de se réunir...

 
 

En apprenant que ce prequel était en cours, j'avoue avoir été très sceptique au début, ne voyant pas trop l'intérêt de montrer les parents de Jamie et Claire... pourtant, la bande annonce m'a pas mal intriguée. Les premiers épisodes m'ont bien plu, il y avait vraiment ce qui faisait le charme originel de la série, la romance et le retour en Ecosse. J'ai en plus trouvé que la réalisation/édition/photographie était magnifique. Malheureusement, je me suis retrouvée très vite frustrée par l'intrigue qui avançait peu du côté de Julia/Henry, et qui confirmait une de mes appréhensions que j'avais sur cette série : leur histoire est grosso modo un copié/collé de celle de leur fille Claire dans la série originale. Quant à Brian/Ellen, très peu de temps leur est consacré en comparaison, avec certains épisodes où Ellen n'apparaît pas du tout...