mardi 3 février 2026

Jessie Buckley photographiée pour Entertainment Weekly pour la promo de 'The Bride !'

Seulement quelques mois après la sortie de la version très poétique de Frankenstein par Guillermo Del Toro, c'est au tour de Maggie Gyllenhaal de livrer sa version du 'monstre', plutôt punk et plus spécialement en se focalisant sur la Fiancée de ce dernier, incarnée par Jessie Buckley, récemment récompensée aux Golden Globe pour son émouvante performance dans Hamnet - et l'une des favorites pour l'Oscar de la meilleure actrice. Le rôle de la fiancée de Frankenstein était certainement bien plus 'physique' que celui de l'épouse de Shakespeare :

"Chaque opportunité de [se contorsionner] comme ça est chouette. En tant que femme, surtout post-partum [elle a donné naissance à son premier enfant, une fille, il y a 6 mois], je veux faire plus de choses comme ça. Le corps féminin est tellement expressif, et ce n'est pas juste être objectifiée, être désirable. C'est plus expansif, plus sauvage, plus curieux. J'ai eu cette expérience avec The Bride ! et Hamnet, je ne veux rien d'autre pour le moment."

Cette version de Frankenstein introduit un 'twist' audacieux sur la créature (Frank, incarné par Christian Bale, habitué des transformations physiques) se recherchant une compagne : "Les gens pensent le connaître, mais ils ne le connaissent pas," affirme Bale, qui retrouve Gyllenhaal 20 ans après The Dark Knight. Il explique ce film, qui se déroule dans les années 30 et plutôt une sombre histoire d'amour qu'un film d'horreur, ce qui n'a fait qu'ajouter de l'intérêt pour lui : "C'est un film téméraire, du vrai cinéma."

La version de la créature incarnée par Christian Bale s'appelle Frank, d'après son 'père'. Gyllenhaal se doute que ce changement va énerver les puristes du livre, de même que d'autres choix qu'elle a fait dans sa version : "Les gens me reprochent de ne pas l'avoir nommé ' le monstre de Frankenstein,' mais jamais il ne s'auto nommerait comme ça ! Ce n'est pas totalement invraisemblable de dire que Frankenstein est le nom de son père. Pour moi, c'est triste qu'il appelle le Dr. Frankenstein son père, mais n'est-ce pas quelque chose de très humain et réel ?"

A la recherche désespérée de contacts humains après un siècle d'isolement, Frank se rend à Chicago pour demander à la savante folle le Dr. Euphronious (Annette Bening) de lui créer une compagne non-morte. "Je l'ai imaginé dans les bois, se planter un couteau dans la tête, pleurer toutes les larmes de son corps, et il veut juste quelqu'un qui s'assiérait à côté de lui," raconte Bale.

Dr. Euphronious accepte la requête de Frank, parce que "il l'émeut," dit Bening. "C'est un rêve devenu réalité pour n'importe quel scientifique, de le voir apparaître à sa porte." Frank et Dr. Euphronious déterrent le cadavre d'une femme poru créer quelque chose de plus significatif que l'expérience échouée et silencieuse qui n'apparaît que 3 minutes à la fin du film original 'La Fiancée de Frankenstein'. Alors que cette nouvelle Fiancée s'éveille à la vie, sa passion, sa curiosité et sa désinhibition captivent Frank.

"Ce qu'il obtient, c'est de l'électricité pure, en mission pour Dieu, et cela décrit bien Jessie aussi," se souvient Bale. "Il pensait qu'il était en vie, mais après l'avoir rencontrée, il réalise qu'il ne faisait que respirer."

Alors que les deux monstres auto proclamés s'éprennent l'un de l'autre, ils s'embarquent dans une traînée de crimes qui choqueraient même Bonnie & Clyde, et débutent une révolution culturelle en combattant les injustices vécues par les femmes. Qualifier leur romance de violente et sauvage serait un euphémisme, et Buckley et Bale ont fait en sorte d'apporter cette énergie sur le plateau.

"On était tous les deux très intenses," se rappelle Buckley en riant. "Nous étions deux limiers relâchés de leur cachots, et c'était très excitant. C'était probablement le tournage le plus intense et épuisant de ma vie, mais c'était tellement drôle."

Bien qu'Hamnet soit sorti avant The Bride !, c'est ce dernier que Buckley avait tourné en premier : deux semaines après la fin de la production, elle se pointait sur le plateau du drame historique de Chloé Zhao, ses sourcils encore déteints en blond. Pour ceux qui ont déjà vu Hamnet et pensaient que c'était le meilleur rôle de l'actrice, vous n'avez encore rien vu, car elle triple cela dans The Bride !, se perdant dans les trois rôles qu'elle y incarne : Mary Shelley, l'autrice de Frankenstein ou le Prométhée Moderne, parlant d'outre tombe , Ida, une jeune femme assassinée par des gangsters ; et son cadavre réanimé, amnésique et recouvert de tâches noires, qui s'auto nomme la Fiancée. 

Buckley s'est sentie intimidée à l'idée de jouer trois rôles, chacun avec un accent différent, une personnalité différente, et un physique différent. Et pourtant, elle a impressionnée Bale par la facilité avec laquelle elle semblait procéder : "Vous le voyez quand quelqu'un devient sérieux. Ce qu'elle fait est très sérieux, et de bien des façons sacré, mais aussi ridicule, hilarant, brut, profane. C'est tout ce que vous voulez chez un conteur d'histoire."

Méconnaissable dans chacun des trois rôles, il est dur d'imaginer une autre actrice pour les interpréter. En fait, Buckley a toujours été le premier choix de Gyllenhaal pour jouer dans The Bride!, après qu'elles se soient rencontrées pendant le tournage de The Lost Daughter. Mais quand elles se sont retrouvées à Paris pour un dîner alors que Gyllenhaal débutait l'écriture de The Bride!, la cinéaste n'était pas encore prête à dévoiler ce secret à Buckley.

"J'ai vraiment essayé de ne pas écrire pour elle," explique Gyllenhaal. "J'ai déjà vécu cette expérience, ou en tant qu'actrice, on m'a dit 'j'écris pour toi' et au final c'est quelqu'un d'autre qui a eu ce rôle. Et je me suis dit, 'Qui sait ? Et si au final la Fiancée a 75 ans, ou autre chose du genre ? Je ne peux pas lui en parler.'" Cela étant dit, il n'a pas fallu longtemps pour que Gyllenhaal ignore sa propre règle. "On a beaucoup bu ; et puis je lui ai dit, 'Je travaille sur quelque chose, tu voudrais le lire ?' On a lu la scène d'introduction, qui était à ce stade similaire à ce qu'elle est dans le film."

Buckley se souvient avoir été captivée par cette première scène, qui mets en scène Mary Schelley et la femme qui deviendra la Fiancée, encore plus quand Gyllenhaal lui a enfin envoyé la version complète du scénario environ un an plus tard : "C'était extraordinaire. C'était littéralement comme quelque chose d'électrique dans mes mains. Je n'avais aucune idée de comment faire ça, ce qui est un départ très excitant pour vouloir faire quelque chose. Vous ne pouvez pas vous empêcher d'être terrifié."

Gyllenhaal voulait que Buckley soit sa star, et Buckley était partante pour le challenge. Une affaire conclue, n'est-ce pas ? Mais comme la croisade de la Fiancée pour les femmes dans le besoin, Gyllenhaal a dû batailler contre les studios. (Gyllenhaal ne donne pas de noms, mais révèle qu'elle avait au départ développé ce film pour Netflix, et que la Warner Bros "était 100% de mon côté pour avoie Jessie, dès le début.")

"Il a fallut qu'elle convainque les producteurs que ce n'était pas grave si je n'avais pas de compte instagram, qu'elle ne voulait que moi dans ce rôle," se souvient Buckley. "Et je suis tellement, tellement reconnaissante. C'est vrai que ce serait plus facile si j'avais 1 millions de followers sur Instagram. Mais je ne crois pas que ça fonctionne. En fin de compte, vous voulez que votre historie prenne vie, et peu importe ce que veut le réalisateur ou scénariste pour donner vie à cette histoire, c'est son choix."

Buckley sourit en admettant que "Je vais sûrement avoir des ennuis pour dire ça. Peut-être qu'il y a eu un moment où cela avait du poids, mais je ne crois plus que ce soit très important maintenant. Vous prenez des gens comme Paul Thomas Anderson, Martin Scorsese, Maggie Gyllenhaal, Chloé Zhao, Denis Villeneuve, ils font leurs films, comme ils veulent. Je pense qu'ils ne pourraient pas faire les films qu'ils ont en tête si ils choisissaient un ingrédient comme 'combien de followers cette personne a sur Instagram' plutôt que quelle couleur ils veulent utiliser."

Gyllenhaal était plus que prête à partir en guerre contre la machine de l'industrie pour s'assurer que ce soit Buckley qui obtienne le rôle. "J'ai été actrice pendant des années, et j'étais genre, je vais me battre pour cette fille. Qui d'autre pour l'incarner ? Quand d'autres ont fait ça pour moi, ça a changé ma vie, alors je fais ça aussi maintenant. Ca a marché, et maintenant elle va gagner un Oscar, alors je me sens très satisfaite."

"[Le film de 1935] s'appelle La Fiancée de Frankenstein, mais elle n'y a pas vraiment de rôle. C'est juste une suite à Frankenstein, et elle n'a aucune répliqué. mais sans aucun mot, quand elle se réveille, elle le rejette, elle lui dit non. Ce n'est pas très habituel maintenant, et à l'époque cela l'était encore moins." Gyllenhaal trouvait que la Fiancée n'avait pas l'opportunité d'explorer son identité et son libre arbitre avant d'être détruite dans ce film ; elle a donc décidé de raconter une histoire qui ferait l'inverse. 

Sa Fiancée est en vie pendant la majorité du film, c'est aussi le personnage principal, elle parle et parle sans filtre, elle n'est pas restreinte par les normes de la société, et surtout, est encouragée par l'esprit de Marry Shelley à parler au nom de toutes les femmes, mortes ou vivres. "C'est quelqu'un qui a tant à dire, mais qu'on faisait taire sans cesse," explique Gyllenhaal. "Que se passe-t-il si vous pressez votre main dans un geyser ? Quand il explose enfin, ce sera avec trois fois plus d'énergie, et c'est ce qu'il se passe avec elle."

Pour le moment, les détails de l'histoire, sur la raison pour laquelle Ida a été assassinée, sont top secrets ; mais ce mystère guide la Fiancée et Frank pendant une grande partie du film. "C'est une âme qui a été ressuscitée et qui a une deuxième chance," songe Bale de la Fiancée. "Et qui rattrape ce temps perdu avec créativité, destruction, amour, violence, intelligence, stupidité, et en cramant tout sur son passage."

Bien que Buckley ait adoré se voir ainsi, la Fiancée et Frank ont des sentiments plus compliqués envers leur nature monstrueuse. L'insécurité de Frank envers son inhumanité est ce qui l'a conduit à s'isoler si longtemps avant de demander au Dr. Euphronious de lui créer une compagne aussi monstrueuse que lui ; la Fiancée apprends à se voir comme un monstre après qu'une soirée dans une discothèque se termine dans la violence, forçant le couple à prendre la fuite, et mettant un détective (interprété par l'époux de Gyllenhaal, Peter Sarsgaard)  et sa brillante secrétaire dépressive (Penélope Cruz) sur leur trace. 

"Ce que j'avais en tête à l'époque, c'était l'idée de cette monstruosité, celle à l'extérieur et à l'intérieur de nous," détaille Gyllenhaal. "Je pense que nous avons tous des aspects de nous mêmes qui sont monstrueux, pas simplement sombres, mais vraiment dérangés, et que c'est tellement effrayant que vous passez votre vie à les fuir. Mais si vous vous retournez et les regardez, que vous leur serrez la main, que se passe-t-il ? C'est assez universel, et je pense que c'est une chose à laquelle beaucoup de gens pensent en ce moment."

"Je pense que les gens ont besoin d'un exutoire pour leur rage," acquiesce Sarsgaard. "C'est un film intéressant à aller voir pour un premier rendez-vous, non ? Un genre de test. Il inspirera certains à dévoiler leur partie sauvage et à danser dans une fontaine en sous-vêtements, toute la nuit." Bien que Frank et la Fiancée soient littéralement des monstres dans le sens où ils ont été ramenés d'entre les morts, le film explore ce thème également au sens figuré. "Ils sont des monstres d'une façon dont nous ne pourrions pas l'être," explique Bale. "Et c'est un amour également violent."

Gyllenhaal dévoile que "il y a des personnages qui sont bien plus monstrueux et qui sont pourtant humains, et qui n'ont pas été ramenés d'entre les morts. Cet aspect du monstrueux m'intéresse plus que... enfin bon, je suis aussi très intéressée de voir des gens se faire mordre la langue ou écraser leur tête contre un mur."

Ce ne serait pas une adaptation de Frankenstein s'il n'y avait pas de violence, après tout. Et voilà pourquoi The Bride ! est déconseillé aux moins de 16 ans : Frank a beau essayer de réprimer sa nature violente, il ne restera pas sans rien faire si d'autres essayent de faire du mal à sa Fiancée, et beaucoup d'hommes essayent. Mais la Fiancée sait se défendre. Buckley dit que son personnage veut seulement vivre après avoir été ramenée d'entre les morts, mais qu'elle est forcée de se défendre quand elle est menacée. Et elle ne tarde pas à en faire de même pour les autres femmes qui ont souffert avant elle. 

Aborder cet aspect en particulier de l'historie est ce qui effrayait Buckley le plus, parce qu'elle y voyait une responsabilité plus grande qu'elle : "Il y a une nature insidieuse dans un système qui perpétue sa violence non seulement envers les femmes, mais aussi tout le monde, et qui en plus s'en sortent sans conséquences. Elle créé une révolution contre ce système qui échappe aux conséquences. Ca nomme les choses. Vous pouvez le voir dans mon corps, l'authenticité de ce message me faisait frissonner."

Après que le premier rendez-vous de Frank et de la Fiancée passe de la lune de miel à l'enfer, ils s'embarquent dans un road trip de terreur, laissant des cadavres derrière eux. Mais vous vous rendrez compte que vous êtes du côté de Frank et de la Fiancée en dépit de leur carnage, à cause de ce qui les a poussé à recourir à la violence.

"La plupart d'entre nous ont déjà ressenti une rage dévastatrice," dit Gyllenhaal. "La violence m'intéresse, comme vous pouvez le voir dans le film. Je suis parfois surprise par les réactions : des gens disent, 'ça fait beaucoup.' C'set pareil avec la violence sexuelle. J'avais le sentiment que les scènes de violences sexuelles devaient être brutales, réelles, parce que si vous l'ignorez, ça n'a pas l'air d'être la brutalité que c'est en réalité. Et cette tâche m'a prise aussi."

Mais la cinéaste promet qu'aucune des scènes de violence sexuelle n'est inconsidérée ou gratuite : "J'assume l'entière responsabilité de mon interprétation de ces scènes. Et je pense que c'est faire honneur aux personnes qui ont vécu ce genre de choses de montrer combien c'est horrible, brutal, énorme et difficile à regarder. C'est mon interprétation, et ce serait peut-être différent si un homme avait fait ce film."

L'interprétation de Gyllenhaal ne pourrait pas être plus différente que celle de Guillermo Del Torro ; quand elle a débuté l'écriture, elle savait que le réalisateur mexicain était également en train de développer sa version. Pourtant, elle n'a jamais considéré cela comme de la compétition : "N'est-ce pas trop cool que Guillermo del Toro et moi, sans nos être parlés, au même moment, ayons pensé à la même chose ? Et d'une façon différente. Quand on était tous les deux chez Netflix, je m'étais, pourquoi faire une double sortie ? J'imaginais être diffusée à 22h, après son 20h, mais ce n'était pas un problème pour moi."

Et en plus, contrairement à la version de Del Torro, il y a des numéros musicaux dans The Bride ! Mais la réalisatrice précise que "ce n'est pas une comédie musicale." Pourtant, il y a des séquences musicales à gros budget. Lors de ses années d'isolement, Frank est devenu obsédé par les comédies musicales : assis dans des salles obscures, c'était le seul moment oèu il se sentait en sécurité en présence d'autres personnes, puisqu'ils ne pouvaient pas voir son visage. Par conséquent, il a développé une relation parasociale avec une start très glamour.

Pour le rôle de l'idole d'Hollywood Ronnie Reed, l'object de l'obsession de Frank, Gyllenhaal a toujours voulu demander à son frère Jake de se remettre en forme sur ses talents de chants et de danse. Mais elle a longtemps attendu avant d'en parler avec lui, souhaitant s'assurer que c'était le "bon truc" pour leur relation fraternelle.

"When I realized it was, it was great," the writer-director says. "He's such an incredible singer, and I love hearing him sing. If you sit through all the credits, at the very end is one of his beautiful songs he sings. That was really a live, exciting connection, working with him on set."

And Ronnie isn’t the only one putting on the ritz; Frank ends up singing and dancing in multiple scenes, too. And this time, it's with someone who actually loves him back. 

"You get to humiliate yourself in a really wonderful way," Bale says of filming the song-and-dance sequences with Buckley and Jake. "I love humiliating myself, and it was fantastically exhausting, but in a really ecstatic and joyful way."

Bale and Buckley spent about a month before filming working with a choreographer on all the dance scenes, which Buckley says are like "a hybrid of Gaga dancing and tap dancing."

"Our first ever day of shooting was a ginormous tap dance sequence for seven hours," Buckley says with a laugh. "It was so wild and so fun. It was like, 'Okay, I think we've started!' It felt like running a marathon. At least twice a week, I had to go and get a massage because everything would just be sore."

One specific dance number (teased in the trailer) is the most ambitious scene in the film, according to Gyllenhaal, who still can't believe that she actually pulled it off.

"I had 200 extras dancing, really important acting — the major things we need in order to tell the story [in that scene], there's like 150 of them," the filmmaker says. "My shot lists have 40 things on them per day. And because of Christian's makeup — it took six hours because it was so subtle and real — it meant that sequence that he was in a lot of, we'd have to get slowly pushed [later every day]. We're all kind of exhausted and euphoric at the same time. It was a weird way of working."

What helped Gyllenhaal make the chaotic, long, and stressful shoot days easier was having her entire family on set. Not only did she cast her husband and brother in major roles, but she also included her and Sarsgaard's two daughters, Ramona, 19, and Gloria, 13, in cameos

"I just thought if they want to, come be in the movie!" Gyllenhaal says with a smile. "And they did. I love having them be in it. My little daughter, she's 13 now, but she was 11 then, is sitting on the bar at the end. And my other daughter was, for a long time, a really serious dancer, and so she's with the dancers."

Sarsgaard loved watching their daughters join the production.

"Everyone was in their comfort zone on some level, and Maggie makes it very comfortable," he says. "Jake doing what he does in this movie is what I've been waiting for him to do for a very long time. Of course, Maggie had done Batman with Christian, and I'd known Christian for 30 years. I'd done maybe three movies with Penelope before, so it felt more like a reunion, everybody coming together to do something really special."

They just had to ignore all the screaming on set. Or, even better, join in on it. Because it took so long to transform Bale into Frank every day (whereas Buckley says her own hair and makeup only took an hour and a half), he found a unique and fitting way to keep himself "from going insane" in the chair.

"I would scream like crazy, every day," he reveals. "Just to [release the] despair, all of that restraint that you have to display when you're sitting still for that long.... I didn't want to do it driving into work because I thought I might cause a crash. And I didn't want to do it by myself because I thought everyone would just think I'm going nuts."

Bale first enlisted his hair and makeup team to unleash a primal scream with him every day, which he says was a "great bonding experience." Soon enough, their group grew.

"Oh man, I'm telling you, the whole crew got involved by the end, because people would hear us screaming," he adds. "We would open the doors, and gradually, a bit like the Bride's revolution, a few people were going, 'Can we do it too?' And then by the end, there were like 30 people who would hear us and run to the makeup trailer to be a part of it and scream as well."

lundi 2 février 2026

Le retour de Brendan Fraser


Après avoir été une star des films d'actions et comédies grâce à La Momie et Georges de la Jungle, Brendan Fraser a traversé plusieurs années très difficiles, mais à présent, le plus dur semble derrière lui, et l'acteur brille à nouveau à l'écran, avec même une victoire aux Oscars. Zoom sur deux performances qui réaffirment que l'acteur est là pour durer.


THE WHALE (2022)

Drame, de Darren Aronofsky & Samuel D. Hunter. Avec aussi Sadie Sink, Ty Simpkins, Hong Chau, Samantha Morton, Sathya Sridharan, Jacey Sink, Wilhelm Schalaudek...

  

Charlie, professeur d'anglais reclus chez lui, tente de renouer avec sa fille adolescente pour une ultime chance de rédemption.

Un film en huit clos avec une performance principale très émouvante.


RENTAL FAMILY (2025)

Comédie/drame, de Mitsuyo Miyazaki & Stephen Blahut. Avec aussi Mari Yamamoto, Takehiro Hira, Akira Emoto...

  

Tokyo, de nos jours. Un acteur américain qui peine à trouver un sens à sa vie décroche un contrat pour le moins insolite : jouer le rôle de proches de substitution pour de parfaits inconnus, en travaillant pour une agence japonaise de « familles à louer ». En s’immisçant dans l’intimité de ses clients, il commence à tisser d’authentiques relations qui brouillent peu à peu les frontières entre son travail et la réalité. Confronté aux complexités morales de sa mission, il redécouvre progressivement un but, un sentiment d'appartenance et la beauté sereine des relations humaines…

Avis à venir.

dimanche 1 février 2026

Un look iconique pour Chappell Roan aux Grammy Awards


Lors de la soirée du meilleur de la musique américaine, la princesse de la pop n'a laissé personne indifférent...

En effet, sur le tapis rouge, Chappell Roan portait un look très audacieux, laissant peu de place pour l'imagination : ugler par Miguel Castro Freitas, inspirée par la création de Manfred Thierry Mugler issue de la collection « Jeu de Paume » haute couture printemps été 1998. Mais si le modèle original portait la robe accrochée à des piercings sur ses mamelons, Chappell portait des prothèses dans le style 'seconde peau', qui allaient jusque dans son dos, avec même de faux tatouages pour complèter le look.

Que pensez-vous de cette tenue ? Pour ma part j'avoue que j'aime bien, c'est très sexy et 'courageux', j'aime le fait que Chappell revisite aussi souvent des looks 'vintages'.

mercredi 28 janvier 2026

Le cast de Fallout en couverture de Entertainment Weekly

  

A l'approche de la diffusion d'un final de saison 2 'explosif', les acteurs Walton Goggins, Ella Purnell et Aaron Moten se sont retrouvés pour le magazine dans une ambiance très Las Vegas !


La saison 1 de Fallout a un succès quasi immédiat avec 65 millions de téléspectateur en seulement 16 jours puis 17 nominations aux Emmys Awards, dont meilleure série dramatique et meilleur acteur pour Walton, mettant la barre très haute pour la saison 2... avec ses trois décennies passées à Hollywood, Walton a déjà bossé sur "peut-être bien 10 ou 12 séries qui ont duré ; ce que je sais, c'est que si vous pouvez établir un succès critique lors de la première partie d'un projet, alors vous avez l'opportunité d'être transcendent dans la saison 2. Sortir de la zone de confort, être audacieux, plonger dans la vision de cet univers. Et heureusement pour nous, les gens derrière cette série, qui la créent, l'écrivent et la réalisent, voulaient faire ça. Et nous, devant la caméra, on était à fond dans ce projet. C'est pour ça qu'on est là. Je veux dire, autant se mouiller jusqu'au bout. Et si on rate, et bien au moins on aura essayé."

Geneva Robertson-Dworet (showrunneuse, avec Graham Wagner) explique que cette approche venait d'un désir d'apporter de nouveaux aspects du jeu éponyme duquel est adaptée la série, bien au-delà de la saison 1, confinée en grande partie dans les abris souterrains : "Il y a une mythologie tellement étendue, qu'on était dévastés de ne pas avoir pu mettre tout ce qu'on voulait dans la saison 1. Alors on a décidé d'inclure plus de ces choses dans cette saison, que ce soit les écorcheurs, les scorpions, et d'autres éléments du jeu qu'on n'avait pas encore pu inclure."

Pour cela, il a fallut construire les lumières rétro futuristes de la cité du pêchés dans des flashbacks, ainsi qu'une version plus poussiéreuse et apocalyptique de New Vegas dans la narration du présent. Cela voulait aussi dire l'introduction de nouveaux personnages et factions dans les Terres Désolées, comme le mystérieux millionnaire Robert House (Justin Theroux), la Légion, la République de Nouvelle Californie, et un super mutant (incarné par le narrateur du jeu, Ron Perlman, dans l'épisode 6). Et comme si cela ne suffisait pas, cette saison a révélé que ce que nous pensions savoir sur la façon dont la fin du monde est arrivée, et qui l'avait causé... pourrait être faux.

"Dans ces derniers épisodes, on commence à adresser des problématiques plus vastes : pour qui travaille Hank ? Et est-ce que cette personne travaille à Vault-Tec ?" révèle Robertson-Dworet. "En plus, j'espère que les fans commencent à se demander si c'est vraiment pour cette personne qu'il travaille. Et sinon, quelle est cette entité plus grande ? Combien de personnages cela affecte-t-il ? Combien sont liés à ce super méchant ?"

C'est donc dans une ambiance Vegas que le trio principal de la série est réunie, des looks très différents de leurs personnages, surtout pour Aaron, qui était en armure complète dans l'épisode 7 : cette scène de bataille a pris un total de 6 jours à filmer. La raison étant que les showrunners ne voulaient pas se reposer uniquement sur les effets spéciaux pour la créations des écorcheurs : en effet, une marionnette géante a aussi été utilisée, et cette dernière nécessitait 3 ou 4 personnes pour la manipuler. Mais cela en valait la peine pour Aaron, car il n'est pas très fan des grands écrans verts : "C'est tellement mieux de jouer devant quelque chose de réel, que de se faire montrer une photo et qu'on vous dise 'imagine ce machin devant toi.'"
Maximus n'était pas le seul à vivre quelques difficultés ces derniers épisodes : Lucy se retrouvait face au dilemme de livrer son père à la justice, alors que ce dernier venait de perfectionner la puce électronique permettant de rendre les personnes les plus violentes en travailleurs dociles... et même Lucy était forcée de reconnaître que dans les Terres Désolées, cela pouvait avoir ses avantages. Comme l'explique Ella : "Je pense que les épisodes 6 et 7 voient Lucy très confuse, car elle doit remettre en question ce qu'elle considère comme moral ou pas, ce qui fait de quelqu'un une bonne ou une mauvaise personne, tout ce qu'elle a appris sur la Goule, et sur elle même." 

La tentation de ce que son père lui explique, ce qu'il fait, mais aussi ce qu'il lui offre... il lui offre une idée très séduisante d'une nouvelle civilisation, qui approche les principes dans lesquels elle a été élevée, mais d'une façon très perturbante. Mais il la connait. Il est assez manipulateur pour présenter cela d'une façon qui va avoir l'air d'une bonne option. Vous n'arrêtez pas d'aimer quelqu'un juste parce que réalisez que c'est un monstre. L'opposé de l'amour n'est pas la haine, c'est l'indifférence, et elle n'est pas indifférente. Elle peut l'aimer et le haïr en même temps. Alors d'après moi, quand elle voit la tête à la fin de l'épisode 7, c'est son point de rupture. Elle croit peut-être qu'elle veut que son père soit livré à la justice, et c'est ce qu'elle va faire ; mais quand on arrive au final et aux épisode 6, 7, 8, son idée de la justice n'est plus la même quand elle retrouve son père."

Les changements ne concernent pas que Lucy cette saison : dans le passé, Cooper semble se réconcilier avec sa femme et mettre au point un plan pour mettre un terme à la guerre de l'énergie ; et dans le présent, la Goule continue la recherche de sa femme et de sa fille. Walton revient sur cette évolution : "Cooper Howard est le meilleur de l'Amérique. Il fait partie de la meilleure des générations. C'est quelqu'un qui croit en ce pays, en ses institutions, et qui sait qu'il ne peut pas laisser cette chose aussi puissante et précieuse [qu'est la fusion froide] se retrouver dans de mauvaises mains. Et bien sûr, si vous avez l'occasion de rencontrer le président, pourquoi ne pas lui remettre cette technologie, cette opportunité de sauver l'humanité ? C'est du bon sens. Mais il ignorait que le président était lui aussi corruptible."

Dans le futur, tandis que Maximus affronte les écorcheurs, la Goule peut pénétrer dans l'antre de Mr House, connecter la diode de fusion froide, et faire apparaître sur un écran le visage de Mr House, dont la conscience a été conservée. Walton a bien aimé tourner ces scènes : "On a tout fait pour que ce soit aussi réel que possible pour nous deux. Donc Justin venait pour sa scène, il se préparait puis s'installait sur un autre plateau, très loin. Ils allumaient la caméra avec les effets. Il avait une oreillette pour pouvoir m'entendre, et on le jouait comme si ça se passait."


Ce cliffhanger révèle qui est Mr House dans le futur, et pourquoi il cherchait à obtenir la fusion froide. "Pour nous, une version de lui-même alimentée par la fusion froide était la dernière incarnation possible de Robert House," explique Robertson-Dworet. "Et comme je suis intéressée par la robotique et les versions non-biologiques artificielles des choses, ça avait du sens que ce soit quelque chose qu'il aurait développé pour que ça puisse être sa dernière incarnation. J'ai toujours vu ça comme quelque chose qui permets diverses expériences de joueurs, mais Robert House avait cette autre version de lui-même, qu'il était prêt à créer et pour laquelle il attendait la diode."

"La question est, quel sera le marché de Cooper : il a donné à House ce qu'il voulait, 200 ans plus tard. Il lui a enfin donné la chose qu'il désirait le plus au monde. Et la question est, qu'est-ce qu'il obtient en échange ? Evidemment, il cherche sa femme et sa fille, et que va-t-il trouver ?" Walton ne peut pas trop en dire à ce sujet, cependant il peut dire que de premières réponses seront apportées : "Dans les premières minutes de la série, on voit [Cooper] à un goûter d'anniversaire. Comment s'est-il retrouvé là ? Que s'est-il passé ?"

Ella, quant à elle, laisse entendre que ce dernier épisode sera "conflictuel, explosif et déterminant [pour Lucy]. Vous voyez Lucy être un être humain, avec de vrais problèmes humains, et je crois que parfois, avec sa force et son optimisme, on n'a pas toujours ce sentiment avec elle. Masi à cet instant, qui en dit peut-être bien plus sur ses choix et ses décisions, elle n'est pas parfaite, et elle est de plus en plus humaine. Je voudrais qu'elle conserve son côté comique. Et peu importe à quel point elle gagnera de l'expérience, je voudrais qu'elle garde sa naïveté. Et j'aimerais qu'elle et Max essayent de faire fonctionner les choses entre eux. Maximus me manque. Je les shippe fort."

En parlant de ce dernier, Robertson-Dworet est l'incarnation d'un des thèmes préférés de la série : attention à ce que vous souhaitez... "Il a fait tout ça pas seulement pour sauver Lucy, mais aussi pour sauver tous ces gens des écorcheurs. Et maintenant, beh euh, il les laissent tomber. Ce qu'il va faire, et ce qu'il est prêt à faire pour sauver ces gens qu'il a mis en danger, je crois que c'est la question pour Max." En d'autres termes, comme le dit Aaron : "Préparez les feux d'artifices ! Non, je crois que les gens devraient se préparer au crescendo pour lequel on les a préparé, puis ensuite s'attendre aux feux d'artifice."