

A l'approche de la diffusion d'un final de saison 2 'explosif', les acteurs Walton Goggins, Ella Purnell et Aaron Moten se sont retrouvés pour le magazine dans une ambiance très Las Vegas !

La saison 1 de Fallout a un succès quasi immédiat avec 65 millions de téléspectateur en seulement 16 jours puis 17 nominations aux Emmys Awards, dont meilleure série dramatique et meilleur acteur pour Walton, mettant la barre très haute pour la saison 2... avec ses trois décennies passées à Hollywood, Walton a déjà bossé sur "peut-être bien 10 ou 12 séries qui ont duré ; ce que je sais, c'est que si vous pouvez établir un succès critique lors de la première partie d'un projet, alors vous avez l'opportunité d'être transcendent dans la saison 2. Sortir de la zone de confort, être audacieux, plonger dans la vision de cet univers. Et heureusement pour nous, les gens derrière cette série, qui la créent, l'écrivent et la réalisent, voulaient faire ça. Et nous, devant la caméra, on était à fond dans ce projet. C'est pour ça qu'on est là. Je veux dire, autant se mouiller jusqu'au bout. Et si on rate, et bien au moins on aura essayé."
Geneva Robertson-Dworet (showrunneuse, avec Graham Wagner) explique que cette approche venait d'un désir d'apporter de nouveaux aspects du jeu éponyme duquel est adaptée la série, bien au-delà de la saison 1, confinée en grande partie dans les abris souterrains : "Il y a une mythologie tellement étendue, qu'on était dévastés de ne pas avoir pu mettre tout ce qu'on voulait dans la saison 1. Alors on a décidé d'inclure plus de ces choses dans cette saison, que ce soit les écorcheurs, les scorpions, et d'autres éléments du jeu qu'on n'avait pas encore pu inclure."
Pour cela, il a fallut construire les lumières rétro futuristes de la cité du pêchés dans des flashbacks, ainsi qu'une version plus poussiéreuse et apocalyptique de New Vegas dans la narration du présent. Cela voulait aussi dire l'introduction de nouveaux personnages et factions dans les Terres Désolées, comme le mystérieux millionnaire Robert House (Justin Theroux), la Légion, la République de Nouvelle Californie, et un super mutant (incarné par le narrateur du jeu, Ron Perlman, dans l'épisode 6). Et comme si cela ne suffisait pas, cette saison a révélé que ce que nous pensions savoir sur la façon dont la fin du monde est arrivée, et qui l'avait causé... pourrait être faux.
"Dans ces derniers épisodes, on commence à adresser des problématiques plus vastes : pour qui travaille Hank ? Et est-ce que cette personne travaille à Vault-Tec ?" révèle Robertson-Dworet. "En plus, j'espère que les fans commencent à se demander si c'est vraiment pour cette personne qu'il travaille. Et sinon, quelle est cette entité plus grande ? Combien de personnages cela affecte-t-il ? Combien sont liés à ce super méchant ?"
C'est donc dans une ambiance Vegas que le trio principal de la série est réunie, des looks très différents de leurs personnages, surtout pour Aaron, qui était en armure complète dans l'épisode 7 : cette scène de bataille a pris un total de 6 jours à filmer. La raison étant que les showrunners ne voulaient pas se reposer uniquement sur les effets spéciaux pour la créations des écorcheurs : en effet, une marionnette géante a aussi été utilisée, et cette dernière nécessitait 3 ou 4 personnes pour la manipuler. Mais cela en valait la peine pour Aaron, car il n'est pas très fan des grands écrans verts : "C'est tellement mieux de jouer devant quelque chose de réel, que de se faire montrer une photo et qu'on vous dise 'imagine ce machin devant toi.'"

La tentation de ce que son père lui explique, ce qu'il fait, mais aussi ce qu'il lui offre... il lui offre une idée très séduisante d'une nouvelle civilisation, qui approche les principes dans lesquels elle a été élevée, mais d'une façon très perturbante. Mais il la connait. Il est assez manipulateur pour présenter cela d'une façon qui va avoir l'air d'une bonne option. Vous n'arrêtez pas d'aimer quelqu'un juste parce que réalisez que c'est un monstre. L'opposé de l'amour n'est pas la haine, c'est l'indifférence, et elle n'est pas indifférente. Elle peut l'aimer et le haïr en même temps. Alors d'après moi, quand elle voit la tête à la fin de l'épisode 7, c'est son point de rupture. Elle croit peut-être qu'elle veut que son père soit livré à la justice, et c'est ce qu'elle va faire ; mais quand on arrive au final et aux épisode 6, 7, 8, son idée de la justice n'est plus la même quand elle retrouve son père."
Les changements ne concernent pas que Lucy cette saison : dans le passé, Cooper semble se réconcilier avec sa femme et mettre au point un plan pour mettre un terme à la guerre de l'énergie ; et dans le présent, la Goule continue la recherche de sa femme et de sa fille. Walton revient sur cette évolution : "Cooper Howard est le meilleur de l'Amérique. Il fait partie de la meilleure des générations. C'est quelqu'un qui croit en ce pays, en ses institutions, et qui sait qu'il ne peut pas laisser cette chose aussi puissante et précieuse [qu'est la fusion froide] se retrouver dans de mauvaises mains. Et bien sûr, si vous avez l'occasion de rencontrer le président, pourquoi ne pas lui remettre cette technologie, cette opportunité de sauver l'humanité ? C'est du bon sens. Mais il ignorait que le président était lui aussi corruptible."
Dans le futur, tandis que Maximus affronte les écorcheurs, la Goule peut pénétrer dans l'antre de Mr House, connecter la diode de fusion froide, et faire apparaître sur un écran le visage de Mr House, dont la conscience a été conservée. Walton a bien aimé tourner ces scènes : "On a tout fait pour que ce soit aussi réel que possible pour nous deux. Donc Justin venait pour sa scène, il se préparait puis s'installait sur un autre plateau, très loin. Ils allumaient la caméra avec les effets. Il avait une oreillette pour pouvoir m'entendre, et on le jouait comme si ça se passait."

Ce cliffhanger révèle qui est Mr House dans le futur, et pourquoi il cherchait à obtenir la fusion froide. "Pour nous, une version de lui-même alimentée par la fusion froide était la dernière incarnation possible de Robert House," explique Robertson-Dworet. "Et comme je suis intéressée par la robotique et les versions non-biologiques artificielles des choses, ça avait du sens que ce soit quelque chose qu'il aurait développé pour que ça puisse être sa dernière incarnation. J'ai toujours vu ça comme quelque chose qui permets diverses expériences de joueurs, mais Robert House avait cette autre version de lui-même, qu'il était prêt à créer et pour laquelle il attendait la diode."
"La question est, quel sera le marché de Cooper : il a donné à House ce qu'il voulait, 200 ans plus tard. Il lui a enfin donné la chose qu'il désirait le plus au monde. Et la question est, qu'est-ce qu'il obtient en échange ? Evidemment, il cherche sa femme et sa fille, et que va-t-il trouver ?" Walton ne peut pas trop en dire à ce sujet, cependant il peut dire que de premières réponses seront apportées : "Dans les premières minutes de la série, on voit [Cooper] à un goûter d'anniversaire. Comment s'est-il retrouvé là ? Que s'est-il passé ?"
Ella, quant à elle, laisse entendre que ce dernier épisode sera "conflictuel, explosif et déterminant [pour Lucy]. Vous voyez Lucy être un être humain, avec de vrais problèmes humains, et je crois que parfois, avec sa force et son optimisme, on n'a pas toujours ce sentiment avec elle. Masi à cet instant, qui en dit peut-être bien plus sur ses choix et ses décisions, elle n'est pas parfaite, et elle est de plus en plus humaine. Je voudrais qu'elle conserve son côté comique. Et peu importe à quel point elle gagnera de l'expérience, je voudrais qu'elle garde sa naïveté. Et j'aimerais qu'elle et Max essayent de faire fonctionner les choses entre eux. Maximus me manque. Je les shippe fort."
En parlant de ce dernier, Robertson-Dworet est l'incarnation d'un des thèmes préférés de la série : attention à ce que vous souhaitez... "Il a fait tout ça pas seulement pour sauver Lucy, mais aussi pour sauver tous ces gens des écorcheurs. Et maintenant, beh euh, il les laissent tomber. Ce qu'il va faire, et ce qu'il est prêt à faire pour sauver ces gens qu'il a mis en danger, je crois que c'est la question pour Max." En d'autres termes, comme le dit Aaron : "Préparez les feux d'artifices ! Non, je crois que les gens devraient se préparer au crescendo pour lequel on les a préparé, puis ensuite s'attendre aux feux d'artifice."

































